Mélinée

chansons mélancomiques

Deutsche Version

     Folle chantante depuis l’enfance, pianiste puis accordéoniste en dilettante, Mélinée privilégie l’accordéon, pratique à transporter, pour s’accompagner et composer ses mélodies. C’est dans l’Amour avec un grand Aïe, de celui déçu, impossible ou rêvé dont on fait des chansons, mais chavirant à y laisser des plumes pour délier la sienne, détrempée par ceux qu’elle nomme ses « musots » (« Le masculin de muse, la saveur de mes mots ») que ses chansons ont d’abord pris racines. A l’Institut Goethe de Toulouse, elle continue le théâtre en s’initiant à la langue de Werther, passe de courts séjours Outre – Rhin, où sa fascination pour Berlin ne cesse de grandir.

En 2010, elle y jette l’ancre et une histoire d’amour. « Rencontrer les gens du Tacheles (célèbre squat artistique berlinois, désormais fermé) et jouer avec de nouveaux musiciens m’a permis de franchir ce cap, d’oser enfin quitter Toulouse. Je ne l’ai jamais regretté, c’est un rêve qui se réalisait et une vie tellement différente et captivante qui commençait, loin des vieux démons de ma ville natale… Mon amour pour Berlin demeure intact même si le temps regretté du Tacheles n’est plus et que l’avenir de la ville m’inquiète. Cette ville m’apaise, m’inspire, m’épanouit… Quand j’en suis loin elle me manque, comme pour d’autres un homme, c’est la ville de ma vie ! »

Berlin, son histoire et ses lieux, sa poésie urbaine et son inquiétant devenir inspirent à la chanteuse des couplets poignants. Mélinée livre ses doutes et son spleen comme autant de paysages états – d’âme, parle de ses addictions amoureuses, de sa rencontre avec un « astronhomme» ou brosse un tableau judicieux des danseurs de tango… Elle rend hommage à son accordéon ou à une femme juive déportée, Etty Hillesum ou nous raconte aussi le dur métier de comédien. Ses textes à l ‘écriture dense et ciselée, sont à la fois personnels et poétiques, touchent à l’universel. Traversés d’espoir et de nostalgie mais aussi de dérision et d’humour, contrepoint seyant bien à la mélancolie, ils tissent cet univers « mélancomique » qui lui colle à la peau.

Harnachée à son accordéon, elle fait ses premières armes sur quelques scènes toulousaines avec son complice Maxime Dupuis au violoncelle et ils remportent, en mai 2010, la troisième place du Prix Nougaro. Sa vie à Berlin lui a permis de rencontrer en 2013 le guitariste Jonathan Bratoëff avec qui elle se produit en concert . C’est lui qu’elle choisit, en 2014, pour réaliser son premier album “Berline” pour lequel elle a signé en 2015 chez le label Timezone.

Depuis 2015 Mélinée se produit en trio avec le guitariste Jonathan Bratoëff et le contrebassiste Carmelo Leotta. Son deuxième album “Héroïne” arrangé, enregistré et produit par Jonathan Bratoëff sort le 16 septembre 2017 à Berlin, toujours distribué par le label Timezone.

      Ihre Lieder wurzeln in „ L’Amour avec un grand Aïe “ , (Der Liebe mit einem großen L- eid) der enttäuschten, unmöglichen oder nur geträumten Liebe, aus denen Lieder gemacht werden. Sie selbst gerät bei all dem ins Wanken, lässt Federn und löst dabei ihre eigene, angerührt von denen, die sie ihre „ musots “ nennt („Maskuline Form der Muse, Köstlichkeit meiner Worte“). Im Goethe – Institut von Toulouse spielt sie weiter Theater, steigt ein in Werthers Sprache und hält sich immer mal wieder kurz auf der anderen Seite des Rheins auf, wo ihre Faszination für Berlin immer größer wird.

2010 landet sie dort und in einer Liebesgeschichte. „Weil ich die Leute vom Tacheles – das berühmte, besetzte Berliner Künstlerhaus, das jetzt geschlossen ist – getroffen habe und mit neuen Musikern gespielt habe, konnte ich über diese Schwelle gehen, habe ich mich endlich getraut, Toulouse zu verlassen. Ich hab es nie bereut, es war ein Traum, der in Erfüllung ging und damit ein so ganz anderes und spannendes Leben, das begann, weit weg von den Dämonen meiner Heimatstadt…

Meine Liebe zu Berlin bleibt unangetastet, auch wenn es die Zeit des Tacheles, nach der ich mich manchmal sehne, nicht mehr gibt und mich die Zukunft der Stadt beunruhigt. Diese Stadt beruhigt , inspiriert mich, entfaltet mich… Wenn ich weg von ihr bin, fehlt sie mir, wie Anderen ein Mann, für mich ist es die Stadt meines Lebens!“

Berlins Geschichte und seine Orte, seine urbane Poesie und seine beunruhigende Zukunft inspirieren die Sängerin zu ergreifenden Versen. Mélinée offenbart ihre Zweifel und ihren Spleen wie viele unterschiedliche Landschaftsbilder der Befindlichkeit, spricht über ihre Liebesabhängigkeiten, ihre Begegnung mit einem „Astronhomme“ oder „AstronoMann“, oder zeichnet ein eind rucksvolles Bild von Tangotänzern… Erweist ihrem Akkordeon oder der deportierten Jüdin Etty Hillesum eine Reverenz oder erzählt uns vom schwierigen Metier der Schauspielerei…

Ihre Texte sind dicht und wohl gefeilt geschrieben, gleichzeitig persönlich und poetisch, von universeller Kraft. In ihnen finden sich Hoffnung und Nostalgie, aber auch hintergründiger Witz und Humor, als passender Kontrapunkt zur Melancholie. Das alles zusammen ergibt diese „mélankomische“ Welt, die ihr ganz eigen ist.

Erste Erfahrungen sammelte Sie auf einigen Toulouser Bühnen mit ihrem Komplizen Maxime Dupuis am Cello. Zusammen gewannen sie im Mai 2010 den dritten Platz beim Prix Nougaro. Als „Berlinerin“ lernte sie 2012 die Cellistin Samira Aly, 2013 den Gitarristen Jonathan Bratoëff kennen, mit denen sie auftritt und im Frühling 2014 eine Album aufgenommen hat. Im Januar 2015 hat Melinée einen Vertrag beim Label Timezone unterzeichnet.

Seit 2015 tritt Mélinée mit dem Gitarristen Jonathan Bratoëff und dem Kontrabassisten Carmelo Leotta auf. Ihr zweites Album “Héroïne” wird von Jonathan Bratoëff arrangiert, aufgenommen und produziert. Es wird am 16. September 2017 in Berlin veröffentlicht werden und auch weiterhin vom Label Timezone vertrieben.